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Familles de Soldats

“Je ne reconnais plus mon proche.”
“Il est revenu. Mais ce n’est plus tout à fait lui.”

​​Ne restez pas seuls avec vos questions

Image de Emily Morter

Ce que vous observez peut-être

Il est plus distant
Il s’énerve vite
Il ne parle pas
Il dort mal
Il évite certains sujets
Il semble froid ou indifférent
Il est constamment sur le qui-vive
Il boit/fume plus qu’avant
Il ne supporte plus le bruit


Vous vous demandez 
“Est-ce normal ?”
“Est-ce que je dois m’inquiéter ?”
“Est-ce que je dois insister pour qu’il parle ?”
“Comment l’aider sans l’étouffer ?”

Votre questionnement est légitime.

Comprendre ce qui se joue

En situation de combat 
Le cerveau apprend que : Le danger est partout. La confiance est risquée. L’émotion est mise en sourdine. La vigilance sauve la vie.

Au retour, ce programme ne s’éteint pas immédiatement.

Ce que vous percevez comme : froideur, irritabilité, retrait est souvent : hyper-protection, surcharge neurologique,  tentative de contrôle

Image de Jr Korpa

Ce qu’il ne faut pas faire
(même si c’est instinctif)

Interpréter comme du rejet.

Minimiser (“c’est fini maintenant”).

Comparer avec “les autres”.

Ce que vous pouvez faire

Nommer sans accuser 

 

“Je te sens tendu.”

Préserver votre propre équilibre.

Chercher du soutien pour vous.

Parce que vous aussi, vous êtes impacté

Vous vous posez peut-être ces questions

“Je vis dans l’angoisse permanente. Est-ce que ça va durer.”

Non. Même si la situation est difficile, il est possible de retrouver des moments d’apaisement avec du soutien.

“Et si je m’effondre devant mes

enfants ?”

Cela peut arriver. Vous pouvez aussi leur montrer que demander de l’aide est une force.

“J’ai peur du pire en permanence”

Cette peur est compréhensible. Elle peut être apaisée en étant accompagné(e).

“Je me sens seul(e), même entouré(e).”

Ce sentiment est fréquent dans ce contexte. Parler peut réellement aider à rompre cet isolement.

“Je me sens impuissant(e). Que puis-je faire concrètement ? .”

Être présent, maintenir le lien, prendre soin de vous. C’est déjà essentiel.

“Je n’ose pas en parler autour de moi.”

C’est fréquent. La ligne d’écoute est justement là pour offrir un espace sans jugement.​​

“Je ne reconnais plus mon proche quand il/elle appelle”

Les missions peuvent temporairement changer les comportements. Cela ne signifie pas une rupture du lien.

Pourquoi appeler la permanence 24h/7 ?

Une ligne d’écoute confidentielle et anonyme, disponible 24h/24 et 7j/7, pour les soldats et leurs familles.

 

Des professionnels formés aux traumatismes de guerre sont là pour vous écouter, vous soutenir et, si besoin, vous orienter.

Parler aide. Comprendre ce que l’on traverse peut déjà soulager, même dans les moments les plus difficiles.

 

Nous pouvons vous mettre en contact avec :

• des psychologues francophones spécialisés en trauma

• des groupes de parole entre soldats

• une aide sociale pour vos démarches et vos droits

 

Un appel ne vous engage à rien.

Mais rester seul peut prolonger la souffrance.

 

Vous n’êtes pas seul.

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